Interview d’Auteur: Joseph Kolèmou

Qui êtes-vous, en quelques lignes?

Je suis Joseph Kolèmou, originaire de la Guinée forestière, du village de Yapagaye, situé dans la préfecture de Beyla. Je suis fils de feu Raphaël et de feue Elisabeth Konomou. J’ai effectué mes études primaires, secondaires à N’zérékoré centre et le lycée au petit séminaire saint Eugène de Samoé, sous-préfecture de N’zérékoré. Puis je fus admis au grand séminaire saint Augustin de Bamako, où j’ai fait le cycle philosophique, avant de revenir en Guinée. A l’Université guinéenne, j’ai obtenu le diplôme de Maîtrise en Droit privé et après, j’ai épousé la profession  d’Avocat. 

 

 

Quand avez-vous réalisé pour la première fois que vous vouliez devenir écrivain?

Le rêve d’écrivain m’est venu quand j’étais au lycée, au petit séminaire saint Eugène de samoé, où nous avions une bibliothèque qui avait dans ses rayons des livres de littérature. J’y passais quelques temps de siestes pour lire.

Votre dernier livre est "Le village éprouvé par le feu". Quel est le message que vous voulez passer aux lecteurs?

Par mon roman : Le village éprouvé par le feu, j’interpelle mes lecteurs à prendre conscience des graves dangers qui proviennent de nos émissions exagérées des gaz à l’effet de serre et qui mettront fin à notre monde, à cause de l’irresponsabilité des hommes. J’incite chacun et tous à œuvrer ensemble pour atténuer l’effet de serre et pour s’adapter aux conséquences gravissimes du réchauffement climatique, afin de ralentir le processus de la désintégration tragique du monde. Assumer nos responsabilités en s’engageant désormais dans le sentier de construction harmonieuse du monde.

Mon message, c’est aussi de faire comprendre que l’humain ne devrait pas mettre de côté ou s’éloigner de l’héritage Spirituel et écologique, à cause du matérialisme qui corrompt tout. Car la vocation de l’homo sapiens est plutôt de rendre à ce monde sa finalité qualitative. Aimer et préserver l’harmonie entre le tout, l’unité foncière des êtres et des choses.
Egalement, j’interpelle mes lecteurs : frères et sœurs villageois et les Africains qu’ils doivent aimer et vivre de leurs valeurs ou vertus traditionnelles. Promouvoir la vie spirituelle, laquelle inspire et oriente à vivre les vertus traditionnelles : la solidarité, l’entraide, l’hospitalité, le respect dû à la vie, aux aînés et à l’écosystème, l’amour du prochain, la probité, le travail, le courage, l’honneur, la dignité, le dévouement, la simplicité, l’harmonie entre le tout, le pardon, la longanimité, l’éducation par tous, le respect de la parole donnée, la responsabilité, la sincérité, la reconnaissance, la bienfaisance, la bonté, la rigueur, l’honnêteté, le dialogue, la vie communautaires, la patience, la vigilance, la sagesse, l’unité, la paix, … Faire raviver cet esprit du village.

 

Qu'est-ce qui vient en premier, l'intrigue ou les personnages?

Pour écrire, il me faut concevoir d’abord l’idée, l’enchainement des faits et actions avant de l’exprimer par le jeu des personnages. Il me faut l’intrigue, la trame du roman, puis vient le choix des personnages. Enfin, par le moyen des lettres, de l’alphabet, je matérialise l’ouvrage.

Combien de temps vous faut-il pour écrire un livre?

Pour écrire, il me faut concevoir d’abord l’idée, l’enchainement des faits et actions avant de l’exprimer par le jeu des personnages. Il me faut l’intrigue, la trame du roman, puis vient le choix des personnages. Enfin, par le moyen des lettres, de l’alphabet, je matérialise l’ouvrage.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur?

Je dis aux nouveaux auteurs : n’abandonnez pas. Réalisez vos rêves d’écrivain. C’est noble de pouvoir bien réfléchir et de partager avec les autres ses idées, ses imaginations, ses créations, ses bonnes inspirations et intuitions. Ce n’est pas facile, mais quand on y parvient, c’est beau. Ayez donc la passion de ce que vous faites et avec un peu d’organisation, ça ira.